
MONDIAL DES 24 HEURES BERGAME
Anne-Cécile Fontaine échoue à 13 mètres du record du monde
Si le record du monde féminin des 24 heures courues sur une piste de 400 mètres appartient à la Hongroise Edit Berces et est de 250 km, celui relatif aux circuits asphaltés avait été battu en 1993 par l’Allemande Siegrid Lomsky, qui l’avait porté à 243,657 km. Anne-Cécile Fontaine a tout donné en fin de course, à dessein de le faire sien. Malheureusement, bien qu’encouragée par tout le groupe France et tous les supporters français, plus les Italiens fiers d’assister à un événement, elle échouera, si l’on peut s’exprimer ainsi pour 13 mètres. Néanmoins, elle passera la barre des 243 km (243,644 km) et améliorera le record de France, qu’elle avait battu l’an passé lors du mondial de Séoul. A cette performance se cumulera le titre féminin et une 3ième place au classement général. « J’ai vécu une superbe aventure. Le public a été merveilleux. Je ne m’attendais pas à réaliser une telle performance. En raison des conditions de course, il a fallu que j’aille chercher plus loin au fond de moi qu’à Séoul. J’ai vraiment été au bout de moi-même. J’ai souffert de la chaleur, je suis sans doute partie un peu trop vite et j’avais 2 kg en trop (48 kg pour 1,68 mètre). Je suis heureuse. Il s’agit de la récompense de tout un investissement, tant au niveau de l’entraînement, qu’il a fallu concilier avec mon travail de kiné et la vie de famille. Enfin, je suis contente pour l’équipe de France, là aussi nous gagnons le titre mondial et le titre européen. L’ambiance au sein du groupe était excellente et Jean-François Pontier qui m’a coachée tout au long de cet effort a été excellent. » : Lâchera-t-elle épuisée, à peine les 24 heures terminées.
Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Brigitte Bec décrochera la seconde place chez les femmes et la 8ième au scratch, qui reconnaîtra : « Je suis super contente. Le premier objectif consistait à garder le titre par équipe. Ensuite, je vais monter sur le podium. Mais les conditions de course étaient très dures. Je n’ai pas trouvé le circuit facile. Certains secteurs étaient en dévers, ce qui m’a occasionnée des ampoules sous-cutanées. Toutefois, je n’ai pas souffert de la chaleur. Depuis le Spartathlon, j’y suis habituée. Par contre, j’ai connu pal mal de problèmes digestifs et j’ai beaucoup vomi. Au bout d’un moment, plus rien ne passait, ni le solide, ni le liquide. D’ailleurs, j’ai pu constater que beaucoup de coureurs ont été malades. Dans la dernière demi-heure, j’ai retrouvé une énergie folle. Je me suis dit, qu’il ne fallait rien regretter et faire le maximum. L’endurance, c’est dans la tête. Voilà pourquoi l’écart entre les hommes et les femmes se réduit avec le temps. Je suis désolé, mais là, si je continue de parler, je vais tomber »
Quand bien même les performances des dames ont occulté celles des messieurs, il importe de citer le vainqueur masculin, en la personne du Suédois Henrik Olsson, auteur d’un score de 257,042 km. Ce dernier ne s’attendait pas à ça : « Je m’étais fixé pour objectif les 250 km, mais j’étais convaincu en venant ici, que j’allais trouver quelqu’un de plus fort que moi. Jamais, je n’aurais pu concevoir que je deviendrais champion du monde aujourd’hui. Même si je suis crevé, je suis on ne peut plus heureux. En plus, durant l’épreuve excepté des ampoules, je n’ai réellement commencé à souffrir qu’à la fin, en raison de l’accumulation de la fatigue et de la chaleur, qui plombe toujours plus en fin de course. C’est de bon augure pour la suite de la saison. Je courrai le Spartathlon. »
. A Bergame, Christophe Rochotte
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LES RESULTATS
1 Olsson Henrik SWE : 257,042
2 Weis Ralf GER : 244,492
3 Anne-Cécile Fontaine FRA : 243,644
4 Sakai Yuji JAP : 242,713
5 Bychkov Vladimir RUS : 240, 506
6 Keith Eoin IRL : 237,206
7 Gross Ulrich ITA : 236,161
8 Bec Brigitte FRA : 234,977







