
ULTRA - 100 KM DE CHAVAGNES EN PAILLERS
Régis Raymond frôle les 7 heures
En réalisant 7 h 03'39" sur la distance, Régis Raymond n'a pas franchi le « mur » des « seven hours », mais il s'est offert un statut qui pourrait lui ouvrir les portes de l'équipe de France.
100 000 mètres, c'est forcément plus impressionnant que 100 km. C'est pourtant la distance que Régis Raymond (Semur AA) a parcourue, hier, sur les routes lourdes et orageuses du Bocage vendéen. S'il a dépassé le temps (7h) qui aurait fait de lui un international pour le Trophée Mondial de Gibraltar (novembre 2010), le Dijonnais a marqué les esprits en réalisant 7 h 03'39. « J'avais les moyens pour faire moins de 7 heures, mais sur la fin, j'ai coincé... » Et le mot est juste, puisqu'entre le km 75 et 77, il a couru un 2000 m en 11' ! « Les deux premiers tours s'étaient bien passés, explique Régis Raymond. J'étais en 4'20 au kilo pour faire 7h 13. Et puis, entre le 55e et le 85e, je suis passé à 3'50"... »
A l'arrivée, Régis Raymond ne pouvait que regretter cette accélération subite. Car au final, elle lui coûte ce fameux « seven hours » qui aurait fait de lui un international en puissance. « Ce n'était pas le but, reconnaissait-il, mais j'y pensais... Si j'ai accéléré, c'est parce que j'étais bien. J'ai toujours l'habitude de courir au feeling, alors que sur 100 km, il faut apprendre à garder son allure à partir du 70e km. J'ai mal géré ma fin de course. Cette erreur, je ne la referais pas... » Et d'apprendre, également. « Un bon marathonien n'est pas forcément un bon coureur de 100 km... »
Avec un record marathon en 2h 25'04 (2005), Régis Raymond (37 ans) ne pouvait qu'avoir de l'ambition à Chavagnes. D'autant plus qu'il avait couru son « 42,195 km préparatoire » à Paris en 2 h 32'08. Autre atout pour le Dijonnais, un désir de revanche sur sa prestation 2008. « J'avais abandonné au 70e km, se souvient-il. Trois mois après, j'avais couru les France à Theillay et je m'étais classé 7e en 7 h 46... Même si j'ai encore souffert de crampes à Chavagnes, gagner ce 100 km est une grande satisfaction. » Et son dauphin, Antoine Amiot, d'ajouter. « Sur cette distance, ce sont des souffrances choisies. Et quand on finit, on n'a pas le droit d'être déçu ».
Quand on finit, on n'a pas le droit d'être déçu... Cette phrase aurait pu soulager Alexandra Rousset. Mais victime d'une contracture au km 35, elle n'a pu tenir son objectif que jusqu'à la mi-course. « J'aurai préféré finir troisième en 8 h 30, plutôt que gagner en 9 h 20, lâchait-elle à l'arrivée, avant de s'allonger sur une civière. J'avais dit à mes copains que je voulais claquer un chrono et c'est mon mollet qui a claqué... J'ai donc fini au mental. Car lorsque le corps voulait s'arrêter, la tête disait non! C'est le point positif. ». Auquel il convient d'ajouter la victoire et cette conclusion : « Je reviendrai l'année prochaine... » Un 100 000 mètres 2010 qui devrait accueillir les championnats de France.
. Bruno POIRIER
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LES RESULTATS :
MESSIEURS :
1. Régis Raymond (Semur AA) 7 h 03'39,
2. A. Amiot (EA Moulins) 7 h 29'01,
3. C. Decamp (RC Malby) 7 h 32'03,
4. D. Albacete (Asptt Yvelines) 7 h 38'19,
5. G. Barbanson (AC Romorantin) 7 h 47'39,
6. S. Piveteau (Asptt Nantes, champion régional) 7 h 50'53,
7. J.-P. Plazanet (NL) 8 h 03'35,
8. B. Frittis (NL) 8 h 05'14,
9. P. Aillery (AC La Roche, champion de Vendée) 8 h 10'47,
10. J.-F. Petorin (AC Tonnacquois) 8 h 15'22,
11. C. Lefranc (NL) 8 h 16'47,
12. R. Giraudet (ARSL St-Philbert) 8 h 33'22,
13. D. Stinlet (Clamart CR) 8 h 38'36,
14. D. Van Lierde (ASB France) 8 h 43'02,
15. P. Marsura (RC Vichy) 8 h 43'52...
DAMES :
1. Alexandra Rousset (AC Ondaine/Firminy) 9 h 22'05,
2. I. Leclercq (NL) 9 h 26'23,
3. E. Epineau (Anille Braye AC) 9 h 51'52...






