Philippe Aubert, directeur de course depuis 2007 évoque cette épreuve phare de la région Midi-Pyrénées, qui dimanche célébrera en fanfare sa 30ième édition.
A cette occasion, combien de coureurs attendez-vous ?
Entre le semi, le 10 et le marathon on attend 2500 coureurs. Sur le marathon, ils devraient être 650.
De quelle manière allez-vous célébrer cette 30ième édition ?
Déjà, nous avons invité tous les anciens vainqueurs masculins et féminins. Mais tous ne seront pas là. Il en est dont nous ne possédions pas les coordonnées, d’autres qui n’ont pas répondus et certains qui ont été retenus par diverses obligations. Toutefois, Serge Cottereau sera bien présent et donnera le départ. Ensuite tous les marathoniens recevront un t-shirt technique millésimé et une magnifique médaille en bronze créée par une fonderie d’Albi. Enfin, samedi les coureurs pourront visiter une expo consacrée aux 29 premières éditions et en soirée, une réception aura lieu à la mairie, en présence des précédents vainqueurs, des meneurs d’allure et des athlètes du plateau.
Investissez-vous beaucoup dans le plateau d’athlètes censés jouer les premiers rôles ?
Désormais, tenter de battre le record de l’épreuve tous les ans n’est plus notre priorité. Malgré tout, comme nous tenons à ce qu’il y ait du spectacle devant et de belles bagarres pour les victoires masculines et féminines, nous avons maintenu un plateau. Cependant nous avons réduit le budget dévolu à ce poste, parce qu’à moment on tomberait facilement dans une espèce de surenchère et économiquement, nous n’en avions pas les moyens et nous ne voulions pas négliger les coureurs populaires. Quelques années en arrière, on distribuait 15 000 euros de primes. Dès 2007 nous avons réduit cette somme à 9000 euros. Cette économie de 6000 euros nous a permis de financer le T-shirt technique et le reste a été économisé, afin de commencer à financer la médaille en bronze, qui marquera l’esprit des participants au marathon.
A quel niveau de performance devraient se situer les premiers ?
De la part du Kényan Dominique Ruto, on peut espérer un chrono aux alentours des 2h20’. Il faudra également compter avec le Russe Kristiadinov et un Algérien qui avait fini 10ième aux mondiaux d’Athènes. Chez les féminines, Mrs Delboit, Franco-Ethiopienne et titulaire d’un record de 2h48’ partira favorite face à des régionales motivées pour passer sous les 3 heures.
Comment qualifieriez-vous le parcours ?
Il plaira à tout le monde. Il sera à la fois touristique et rapide. Par rapport à l’an passé, nous avons gommé une côte, qui dans les derniers kilomètres handicapaient les coureurs. Par mail, nous avions reçu beaucoup de retours négatifs à ce sujet. Donc, nous en avons tenu compte. Cette année, les concurrents débuteront avec une boucle de 11 km au cœur d’Albi, comprenant un passage devant la cathédrale Sainte-Cécile, un magistral édifice datant du 11ième siècle et l’emprunt de la rue piétonne la plus commerçante d’Albi. Après, les coureurs comme à l’accoutumé rejoindront la Vallée du Tarn pour un aller-retour, où ils profiteront de la fraîcheur matinale, car ce week-end la météo s’annonce printanière, avec une hausse de la température et le retour du soleil.
En France, seuls deux marathons ont atteint le cap de la 30ième édition, Paris et Albi. Comment avez-vous réussi à assurer la pérennité de l’épreuve ?
Je me rends compte que c’est d’autant plus remarquable, que nous avons toujours fonctionné sous le mode associatif. En fait, il y a eu un renouvellement des équipes dirigeantes, avec 4 présidents qui se sont passés le témoin, de génération en génération, afin d’éviter la lassitude, parce qu’il faut bien admettre, que les contraintes inhérentes à l’organisation d’une course sont de plus en plus importantes, notamment en matière de sécurité. Normalement, je dois prendre le relais en 2009 et je veux que cette épreuve perdure. Ce serait dommage de mettre fin brutalement à un événement qui existe depuis 1979, quand on songe à tout ce que la mise en œuvre de cette manifestation a comporté comme investissement personnel et affectif de la part de nombreux bénévoles. D’ailleurs, certains d’entre eux étaient là au commencement. Ces derniers prendront bientôt du recul. Par respect pour eux et pour ce qu’ils ont donné, le marathon doit continuer.
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